Sporting de Charleroi – Cercle de Bruges : le débrief

Sporting de Charleroi – Cercle de Bruges : le débrief

Bernard Hens est un passionné du Sporting de Charleroi depuis le plus jeune âge.  Avant et après chaque rencontre des Zèbres, Bernard vous propose une préface et un débrief complet du match carolo.

Le regard de Bernard

La position actuelle occupée par le Cercle n’est nullement usurpée car même réduits à dix, les joueurs de Miron Muslic sont restés très dangereux et ils auraient pu repartir dans la Venise du Nord nantis des trois points sans une déviation « cinq étoiles » d’Hervé Koffi à la dernière minute du temps complémentaire.

Le coach brugeois avait vu juste en collant Utkus et Abu aux basques de Parfait Guiagon dont la marge de manœuvre s’en trouva réduite. Heureusement, l’ivoirien du Sporting réussit à s’extirper progressivement de ce marquage très strict en multipliant les appels et les gestes techniques. Quant au secteur offensif adverse, celui-ci présentait un trident redoutable avec Minda et Augusto qui entouraient Denkey, ce dernier étant serré de près par Achraf Dari tandis que Stelios Andreou se montrait très attentif aux déplacements de Minda.

D’autre part, on savait que les phases arrêtées étaient souvent mises à profit par le Cercle et ils le prouvèrent encore en provoquant, au cours de la première mi-temps, pas moins de cinq coups de coin dont se chargèrent soit Nazinho, soit Abu suivant s’ils devaient être frappés à la droite ou à la gauche du but zébré.

Lorsqu’ils étaient en reconversion, les Brugeois pouvaient compter sur la vélocité d’Augusto, lequel était assisté de Nazinho et de Lopez Da Silva dont leur positionnement s’avérait particulièrement judicieux dans la qualité de reconstruction.

Le dernier tiers du premier acte fut émaillé de la malencontreuse blessure d’Isaac Mbenza – qui fut bien suppléé par Vetle Dragsnes, au demeurant – ainsi que de l’exclusion de Popovic qui résulta de son duel d’avec Youssouph Badji. C’est l’arête de sa transversale qui vint à la rescousse de Warleson et qui écarta le ballon de Marco Ilaimaharitra sur le coup franc qui s’ensuivit.

En seconde période, malgré qu’ils étaient en infériorité numérique, les « Groen & Zwart » reprirent leur pressing en se positionnant le plus haut possible et selon l’animation des deux formations, tous les joueurs de champ étaient massés dans la partie médiane du terrain où la plupart des duels étaient disputés.

Le tournant du match se situa à la 57’ où Marco Ilaimaharitra vit son penalty détourné par le portier brésilien du Cercle qui avait opté pour le bon côté.

Alors que les Zèbres étaient toujours exposés à un contre dévastateur, ceux-ci investirent le camp adverse sans toutefois parvenir à inquiéter son dernier rempart. Il était écrit que la dernière journée devrait donc décider du sort de l’équipe de Felice Mazzù au terme de la phase classique de cette saison difficile.

Enfin, on ne voudrait pas terminer ce débrief sans rendre hommage à la mémoire de Jean-Paul Colonval, coach du Sporting durant la saison 1975-76, qui nous a quittés à l’âge de 84 ans.

Après sa carrière de joueur partagée entre le White Star, le Racing White, le FC Tilleur – avec un titre de meilleur buteur lors de la saison 1964-65 –, le Daring (deux passages entrecoupés par un transfert au Standard de Liège) et une dernière escale au RJ Bruxelles où il devint joueur-entraîneur, il fut, l’espace d’une saison, le coach du Sporting de Charleroi. L’exercice qu’il dirigea se clôtura par une 16ème place à égalité de points avec le FC Beringen dans une D1 qui comportait 19 clubs.

Le Sporting dut son salut notamment grâce à la productivité de Rainer Gebauer qui échoua proche du podium des meilleurs buteurs mais qui devança quand même Raoul Lambert du FC Bruges (20 buts contre 19).

La grande famille du Sporting de Charleroi présente ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Jean-Paul Colonval.

Voir le résumé de #CHACER sur la Sporting Charleroi TV :

 

Felice Mazzù : « J’ai envie de garder beaucoup de positif de mon équipe.« 

« J’ai beaucoup de respect pour mon collègue du Cercle de Bruges et il est, pour moi, l’un des meilleurs coaches de la compétition.

Toutefois, je voudrais dire que je ne suis pas d’accord du tout sur son début d’analyse relatif au geste de Badji. Certes, il touche le ballon du bras mais ce n’est pas volontaire, c’est dans sa course et j’aurais bien vouloir connaître son analyse si un joueur de son équipe avait touché le même ballon dans le rectangle et que l’on aurait donné penalty.

On a rencontré l’une des meilleures équipes – si pas la meilleure – dans l’intensité et les duels. Ce n’est pas un football structuré mais elle joue beaucoup sur les premiers et deuxièmes ballons et je pense que sur ce point-là, on a été très bons.

Denkey, qui est le meilleur buteur du championnat, ne s’est rien créé. On a eu les situations pour marquer ce but dont un penalty. Tout ce temps qui s’écoule entre le moment où l’arbitre siffle le penalty et celui où Marco Ilaimaharitra doit le frapper, c’est mentalement très lourd et difficile. Tout ce règlement devrait être revu.

Après, j’ai envie de garder beaucoup de positif de mon équipe, l’impact que l’on a mis et le gain dans les duels.

Le match d’aujourd’hui, c’est l’histoire de notre saison. Le groupe a une bonne envie et une bonne mentalité. On ne récolte pas tous les fruits que l’on mériterait, peut-être pas dans un beau football mais en tout cas, dans un football avec beaucoup d’envie. J’ai été très content du plan de jeu appliqué à onze contre onze en première mi-temps, ce qui n’a pas été le cas en seconde mi-temps à onze contre dix. On l’a été à nouveau en fin de seconde période.

On doit rester positifs et on va attendre avec impatience les résultats de ce dimanche en continuant à y croire.

Isaac Mbenza a senti une pointe dans son accélération, il passera une échographie lundi. Quant à Damien Marcq, on avait essayé de le retaper toute la semaine mais au cours du dernier test, il ressentait encore la douleur au mollet. »

La réaction d’Etienne Camara :

« Je pense que nous avons été bons. Même si, malheureusement, nous n’avons pas pu gagner. Quoiqu’il en soit, nous ne lâcherons rien et nous battrons jusqu’à la fin. Évidement, nous savions que ce match n’allait pas être une partie de plaisir, mais nous étions prêts. Nous nous étions préparés toute la semaine et savions ce à quoi s’attendre. Dommage de ne pas pris les trois points. Mais, face à nous, il y avait une belle équipe. Le penalty raté n’a pas influencé notre fin de rencontre. C’est le football et ce sont des choses qui arrivent. Á présent, nous devons tous être avec Marco, auteur d’un gros match. Manquer un penalty, ça peut arriver à tout le monde. Tout le monde connaît ses qualités et ce qu’il apporte au groupe. Maintenant, nous allons continuer à tout donner, nous focaliser sur nous-même et faire le travail la semaine prochaine. »

Interview E. Camara : Antoine Née, WebTeam RCSC

La réaction d’Hervé Koffi :

« Je remercie Dieu pour mon arrêt. Le reste du match je n’ai pas eu grand-chose à faire. Juste cet arrêt à la dernière minute qui nous permet de garder le zéro. Il vaut mieux avoir le match
nul que de perdre. On va continuer à bien travailler pour le dernier match. On va à Gand pour sauver notre saison. Les autres n’ont pas encore joué mais ça dépend aussi de nous. Il faut y aller avec cette mentalité qui nous permettra de sauver la saison. Nous sommes conscients de ce qu’il nous reste à faire. J’en profite pour faire un appel à tous nos supporters pour qu’ils viennent nous soutenir. Grâce à eux on pourra le faire. »

Interview H. Koffi : Jean-Marc Alias, WebTeam RCSC

Tous derrière les Zèbres !