"Je n’ai jamais rien lâché, vous le savez, je suis quelqu’un de déterminé. Avec le travail et la détermination, je peux rendre des services à l’équipe et c’est ce que je fais, aujourd’hui.
On sait que dans une saison, tout peut se passer. Cela fait maintenant quinze ans que je suis sur les terrains et j’ai pris de l’expérience. Rien n’est jamais acquis d’avance, on peut connaître une blessure ou être suspendu. Il faut toujours se tenir prêt, travailler et au moment où l’on te fait rentrer dans l’équipe, tu essaies de répondre présent.
Je me sens toujours aussi bien, à Charleroi, voire même mieux. Le club se structure et c’est très bien.
Depuis mon arrivée au Sporting, cette saison est celle où je ressens la plus forte concurrence. Je me remettais déjà en question, avant cela, mais aujourd’hui, c’est une grosse concurrence et il faut être prêt. Cela demande à être plus exigeant, plus rigoureux et à faire attention aux moindres détails. Si tu ne négliges pas les détails, cela ne peut que te permettre de progresser.
Je ne sais pas si j’évoluerais avec Nurio. Peut-être allons-nous changer de dispositif. Le coach décide de cela. Mais, si je devais jouer avec lui, il n’y a aucun souci. Dans le vestiaire, on parle et on rigole ensemble. On ne dirait pas qu’il existe une concurrence, entre nous. L’approche que nous avons, l’un envers l’autre, ne permet pas de penser cela.
Lui, comme moi, pouvons apporter quelque chose de bien à l’équipe. Quant aux profils, je ne peux pas bien déterminer quelles sont les grandes différences.
Aujourd’hui, à Charleroi, nous avons la chance de posséder de bons joueurs à chaque poste et de les doubler. Ce qui nous permet, en cas d’absences, de pallier à ces manques. Cela nous permet de continuer sur notre lancée et de rester compétitifs.
Chaque individu prend sa chance à sa façon. Les expérimentés prennent cela avec sagesse. Ils savent qu’ils doivent rentrer et faire le boulot. D’autres peuvent être bloqués par l’enjeu. Tout dépend de la personne.
De notre côté, nous, les plus anciens, sommes là pour rassurer les joueurs qui rentrent et les mettre dans de bonnes dispositions, afin qu’ils nous aident avec leurs qualités.
Depuis cinq ans, le club ne fait qu’évoluer. La manière dont les autres équipes nous voient a considérablement changé. Auparavant, lorsqu’ils rencontraient Charleroi, ils pensaient prendre les trois points aisément. D’année en année, nous avons vu le respect s’installer. Maintenant, nous constatons qu’au-delà du respect, il y a aussi un peu de peur.
Je ne pense pas que Gaëtan et moi soyons des portes-bonheurs. Nous essayons d’apporter nos qualités au groupe. Ensuite, c’est un coup du sort, pour le moment, ça donne, nous ne perdons pas et c’est très bien. Je ne pense vraiment pas que je sois un porte-bonheur. Touchez du bois, s’il vous plait (rires….).
Lorsque je suis rentré, contre Lokeren, c’était un défi important. Un joueur arrive, il fait de bonnes prestations…. Il faut montrer que tu es toujours présent, que tu es là, que toi aussi, tu peux apporter quelque chose. Quand tu rentres dans le onze, c’est une plus-value."