Si les Zèbres prirent la possession à leur compte en seconde période, cela ne leur permit finalement pas de faire la différence. Et on savait depuis longtemps qu’il ne fallait pas offrir des phases arrêtées à un joueur comme Holzhauser. Ce dernier fit parler son expérience et son self-control dans la transformation des deux penalties qui propulsent ainsi son équipe à la 6ème place du classement.
Deux coups de réparation qui s’assimilent à autant de coups de massue. Pourtant, on pouvait estimer que les Carolos étaient revenus logiquement dans la partie. Les combinaisons – surtout dans de petits espaces – étaient plus structurées dans leur conception et plus abouties dans leur finalisation.
De plus, sur le plan territorial, ils prirent progressivement l’ascendant sur leurs adversaires mais cette domination ne s’avéra pas toutefois lucrative. Quand le réalisme et la concrétisation font défaut, on peut s’exposer à ce type de scénario cauchemardesque : une action individuelle rondement menée, un réflexe litigieux, un penalty accordé… Et tout s’écroule comme un château de cartes, en quelques secondes, qui plus est dans le temps de jeu supplémentaire.
Patatras, le grand échalas passa par là pour faire constater les dégâts. On peut râler, être frustré et estimer qu’un partage aurait mieux refléter la physionomie de la rencontre, c’est toujours trop tard au moment où l’arbitre met un terme aux échanges.
En tout début de match, on pensait les Zèbres bien disposés à venir presser les Anversois dans leurs derniers retranchements et à les faire douter. Si la récupération haute, les courses dans les intervalles et la profondeur furent mises en application, celles si s’étiolèrent assez rapidement. Peu à peu, les joueurs de Will Still s’engaillardirent et amenèrent le danger à plusieurs reprises en multipliant les incursions dangereuses sur les flancs défensifs zébrés.
Les Carolos se remirent difficilement du 1-0 et si un seul tir cadré ponctua leur première mi-temps, ils furent tout près de remettre les pendules à l’heure juste avant la pause sur une infiltration d’Ali Gholizadeh dont la frappe puissante faillit faire mouche.
De mouche à mouchoir, ce serait trop facile. Il faut se relever. Et sauver la face. « Car s’ils manquent actuellement de peau, les Zèbres « n’ont qu’à fermer les yeux pour voir… ». « Et s’ils distinguent quelque chose à l’intérieur comme une petite lueur, c’est que tout espoir n’est pas perdu… » (tiré de « Sens dessus dessous » de Raymond Devos, Stock, 1976, Livre de Poche n°5102).
À méditer…