Jeunes - Actualites

Le présent et les bases du futur de Samba Diawara
06 mai 2018

Samba, après cette défaite contre Zulte-Waregem, quel bilan tires-tu de ces Play Off alors que le Sporting occupe la seconde position et présente la seconde meilleure défense de sa poule derrière St-Trond ?

Oui, effectivement, sur le plan sportif, il faut tout d’abord préciser que les Play Off se sont déroulés de deux manières différentes : la première où tous les joueurs étaient encore concernés, où l’on a fait de bonnes choses – on est actuellement second mais on a joué la tête pendant pas mal de temps –, la seconde, depuis maintenant trois semaines, l’équipe a malheureusement perdu pied. Ce dernier paramètre peut se comprendre du fait que beaucoup de joueurs – qui ne sont plus forcément impliqués, puisqu’ils ne sont pas conservés – ont perdu de leur superbe.

Quel est le système de jeu qui a été le plus plébiscité durant ces Play Off ?

En tant que formateur, je ne dois pas regarder ce que, personnellement, je prône. Je dois surtout tenir compte de ce que le staff de l’équipe première veut mettre en place. Il est vrai que, ces derniers temps, au niveau de l’équipe première, il y a eu pas mal de tests en ce qui concerne la tactique. L’équipe a joué plusieurs fois en 3-5-2 ou en 5-3-2 et dernièrement, elle a retrouvé le 4-4-2 avec des variantes en 4-2-3-1 ou en 4-5-1 avec Benavente qui était en soutien. Par conséquent, on prend en considération le système qui est appliqué chez les A pour essayer de l’adapter chez les jeunes. Ceux-ci ne doivent pas être figés à une seule tactique et, au contraire, pouvoir connaître un peu les aspects des différents systèmes de jeu, en fonction du match, comme ce dernier lundi face à Waregem où notre structure a été modifiée à plusieurs reprises lorsque nous avons voulu recoller au score.

Avec l’introduction d’éléments plus offensifs, nous y sommes parvenus mais, au final, nous n’avons pas pu l’emporter et nous n’avons même pas su conserver le partage, la faute à notre secteur défensif qui a failli. Sur les deux derniers matches, nous venons de prendre sept buts contre Eupen – qui était avant-dernier – et la lanterne rouge, Zulte Waregem, alors que l’on est censé être la seconde meilleure défense de notre poule. Cela veut dire beaucoup, quand même. Lorsque l’on voit les buts grotesques que l’on encaisse, on avait certainement les moyens de mieux faire. Après, on s’est créé des possibilités, on a essayé de déployer du jeu, mais ce n’était pas assez que pour revendiquer une victoire même face au dernier du classement. Nous devons replacer les choses dans leur juste contexte.

Les décalages et les décrochages sont des paramètres importants dans la lecture du jeu et on a pourtant constaté que les joueurs essayaient de s’appliquer à une technique en une ou deux touches de balle au maximum…

Oui, c’est en effet ce que l’on essaie de leur demander en prônant un jeu rapide, porté vers l’avant, en tâchant de casser les lignes adverses, de se déplacer dans les intervalles et de parler surtout le même langage que celui de Felice Mazzù. Evidemment, ces jeunes sont en formation, il y a plein de phases de jeu qu’ils doivent parcourir, beaucoup de choses à assimiler pour pouvoir prétendre à évoluer dans la même catégorie que les pros.

Est-ce qu’il y a des individualités qui ont eu la possibilité de se démarquer et, éventuellement, de susciter un intérêt pour le futur ?

Non, pour l’instant, on est vraiment loin du compte. Nous avons des joueurs prometteurs et de qualité; toutefois, entre le niveau de l’équipe première – ou, en s’exprimant autrement, celui qui est exigé pour participer à l’entraînement des A – et le niveau des U 21, il y a encore un fossé que l’on doit tenter de réduire un maximum. On y travaille, on a certaines demandes émanant de l’équipe première, notamment au niveau de différentes positions qui font peut-être défaut. Ces joueurs doivent, avant tout, apprendre en quoi consiste un statut professionnel, acquérir la bonne mentalité et l’attitude requise. Ensuite, ils doivent beaucoup progresser dans leur manière de jouer. Maintenant, je ne rendrais pas service à qui que ce soit en ressortant quelqu’un et en citant un nom en particulier.

Cette situation présente, au Sporting, entre l’équipe première et les U 21, la retrouve-t-on dans les autres clubs ?

Il y a très peu de clubs qui peuvent se targuer d’aller chercher, dès qu’ils en ont le besoin, un joueur en U 21 et qu’il joue directement. Cela peut bien sûr arriver, comme l’exemple de Saelemaekers à Anderlecht, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. De notre côté, nous voudrions arriver à ce qu’il y ait des joueurs qui se rapprochent le plus possible et qui, en cas de besoin, puissent venir dépanner dans un premier temps et, ensuite, ce serait à eux, ou pas, de lancer leur carrière car celle-ci pourrait alors commencer lorsqu’ils auraient l’opportunité de s’entraîner ou de jouer un match et de, peut-être, montrer des choses qui plairaient au coach. Actuellement, on ne peut pas le faire car nos joueurs ne sont pas encore prêts.

À l’étage plus bas, des joueurs se sont-ils déjà distingués pour franchir un palier ?

Les meilleurs U 19 sont déjà incorporés aux U 21 car lorsque l’on analyse la composition de notre groupe, pas mal de joueurs – qui sont nés en 2000 – sont en réalité des U 18. À partir du moment où les jeunes ont 16 ans, dès que l’on détecte qu’ils ont de la qualité, ils font directement le pas vers l’équipe réserve. Il y a certains joueurs qui doivent encore s’aguerrir, comme dans les U 17, et qui ont le potentiel pour monter chez nous l’année prochaine. En ce qui concerne les catégories en dessous, nous sommes bien évidemment très soucieux de leur évolution et nous avons, notamment, une génération U 12 très prometteuse.

Depuis ton arrivée au Sporting, quel est ton sentiment général à propos des choses que tu as déjà pu entreprendre ?

Je ne regarde pas forcément ce que j’ai déjà pu accomplir, je regarde surtout comment on travaille, au niveau du Club, et il est vrai que je suis vraiment satisfait de l’organisation qui a été mise en place par Monsieur Decuyper et qui constitue une bonne base de travail. Maintenant, on est conscient que l’on va devoir augmenter la qualité de nos équipes de jeunes pour que l’on ait plus d’éléments qui puissent prétendre à l’équipe première.

Je suis très content de l’ambiance de travail, du fonctionnement du Club, des personnes avec qui je suis amené à collaborer, que ce soit au niveau du Staff de l’équipe première ou au niveau du Staff des Jeunes.

De la formation que tu as pu acquérir en France, des jeunes que tu as pu entraîner en région flamande et, maintenant, en région wallonne, y-a-t-il des grosses différences dans leur écolage ?

Quand on parle de l’aspect strictement footballistique, il n’y a pas de grandes différences mais je pense qu’il y en a surtout au niveau de la mentalité. Je ne veux pas faire de comparatif mais le jeune néerlandophone est déjà très pro, il n’y a pas à faire énormément de travail de discipline alors qu’en région wallonne, avant même de penser et de parler football, il y a beaucoup à faire sur le comportement. Maintenant, en termes de talent, que ce soit en Flandre, en Wallonie, aux Pays Bas, en France ou en Allemagne, il y a des joueurs qui en ont. Dans notre système de formation, je pense que l’on ne met pas assez l’accent sur la mentalité et ce en quoi consiste d’être pro. On n’insiste pas assez sur ces paramètres. Certains s’imaginent que c’est juste signer un contrat, jouer un match alors qu’être pro, cela demande beaucoup plus. Pour prester et être bon sur un terrain, par rapport aux soins corporels, d’hygiène de vie, du sommeil et même ne serait-ce que du respect envers l’arbitrage, les dirigeants et les délégués, il y a toute une préparation, un important travail à effectuer et cela, ils ne doivent surtout pas l’oublier.

Quelles sont tes aspirations pour le futur ?

Nous pensons déjà à la reprise et à la préparation de la présaison au mois de juillet. On est aussi en pleine phase de recrutement parce que l’on perd beaucoup d’éléments. Nous tentons d’en faire venir d’autres, peut-être plus prometteurs. Dès que le recrutement sera terminé et que la planification aura été déterminée, il sera temps de prendre un peu de repos pour revenir avec l’énergie nécessaire et transmettre, auprès des jeunes, toutes les valeurs défendues par le Sporting de Charleroi.

Antonio Rosa, Samba Diawara et Olivier Stiers
 

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Classement

CL
équipe
PTS
8.
Royal Standard de Liège
12
9.
Cercle de Bruges KSV
9
10.
Royal Charleroi Sporting Club
8
11.
KV Courtrai
8
12.
K.A.S. Eupen
7

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